Je vous parle d’un temps que les nouveaux adhérents ne peuvent pas connaitre…

Je vais vous parler de l’Hermione.
– Mais qu’es à quo ?? Comme on dit à Toulouse,
– Un bateau.
– Mais allez-vous dire, elle ne fait que parler de bateau…
Il y a eu l’Horizon et l’aventure des ch’tis en croisière, et maintenant l’Hermione.
Mais attention l’Hermione ce n’est pas un bateau de croisière…. C’est la frégate qui a amené La Fayette en Amérique !!
Et si je vous en parle c’est que récemment, au journal télévisé de France 2, il y a eu un reportage sur l’Hermione aujourd’hui et cela m’a rappelé ce 26 juin 2002, jour où, au cours d’un voyage de 4 jours qui nous a emmené jusqu’au Puy du Fou, l’amicale s’est arrêtée à Rochefort pour visiter le chantier de l’Hermione.
Petit retour arrière :
Tout d’abord historique : L’Hermione est un navire de guerre français en service de 1779 à 1793. C’est une frégate de 12 (en référence au calibre de ses canons), portant 34 canons. Elle fait partie des frégates construites à l’arsenal de Rochefort.
C’est en 1780 que La Fayette embarque à bord de l’Hermione pour traverser l’Atlantique et aider à l’indépendance des Etats Unis d’Amérique.

imageEn 1793, l’Hermione touche les hauts fonds au large du Croisic, (près de l’estuaire de la Loire) Le capitaine Pierre Martin fait évacuer l’équipage et l’Hermione sombre quelques heures plus tard.
Dans un passé plus récent : À Rochefort, depuis 1997, dans l’ancien Arsenal maritime, une équipe de passionnés reconstruit la frégate Hermione. Ce grand navire en bois, témoin d’une période phare de l’histoire maritime française est reconstruit sous les yeux du public qui peut ainsi découvrir le travail des charpentiers, forgerons, gréeurs, calfats, voiliers…
L’ambition de l’Association Hermione-La Fayette est de reconstruire le plus fidèlement possible à la frégate d’origine, tout en tenant compte des contraintes règlementaires actuelles, notamment en matière de navigabilité, un navire de plus de 65 mètres de long portant trois mâts et 1 500 m2 de voilure, et dont la coque est entièrement réalisée en chêne.
Quelques chiffres : un grand mât à 54 mètres au-dessus de la quille, 2 000 chênes sélectionnés dans les forêts françaises, un puzzle de plus de 400 000 pièces de bois et de métal, 1 000 poulies, 1 tonne d’étoupe pour le calfatage, 26 canons tirant des boulets de 12 livres sur le pont de batterie et 8 canons tirant des boulets de 6 livres sur le pont de gaillard.
Le chantier ayant pris du retard, la mise à l’eau initialement prévue en 2007 a été repoussée au 6 juillet 2012. Au XVIIIe siècle, le navire initial avait été construit en moins d’un an.
Plusieurs modifications ont été apportées au plan original du navire, par souci de solidité et de sécurité : en particulier, les planches sont boulonnées et non chevillées afin d’éviter le jeu secondaire à la durée de construction. De même, les mâts sont collés et non assemblés par des cercles métalliques, afin d’éviter les infiltrations d’eau. Les canons, pour des motifs de poids et également de sécurité, sont allégés et non fonctionnels. Les manœuvres courantes restent en chanvre ; en mars 2011, la voilure reste prévue en lin.
Une motorisation est prévue en sécurité ainsi que des groupes électrogènes pour l’éclairage et un confort minimal.
Les ch’tis visitent le chantier : voici ce que nous avions vu en 2002 :

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Je concluais mon article sur le Beffroi par : Si tout va bien, en 2007 la demoiselle de Rochefort reprendra alors la mer, direction Boston…

Aujourd’hui :
Nous sommes en 2012 et la mise à l’eau a eu lieu en grande pompe le 6 juillet, la coque nue (sans son gréement) a effectué un premier « test de navigation » remorquée sur la Charente.
Voici donc l’Hermione en 2012 !

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Et la demoiselle de Rochefort découvre à peine les joies de la navigation… son départ pour la grande traversée vers l’Amérique est prévue en 2015 si tout va bien !
Je vous en reparlerai à ce moment-là !!! Si tout va bien pour moi aussi !!!

Monique Huart