La ch’tite braderie 2011

 

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Nous avons peu d’images de ces deux journées d’intense labeur. Nous étions trop occupés pour prendre des photos.

Il est vrai que la nuit de samedi à dimanche fut courte et le service de quelques 125 moules-frites ne nous a guère laissé de loisirs.

Nos efforts ont été récompensés, puisqu’un bénéfice de 1375 € est venu regonfler la trésorerie de l’Amicale. Même si nous espérions mieux, par les temps qui courent, ce n’est pas négligeable.

Il est utile de rappeler que les sommes gagnées à la sueur du front des membres du bureau et des bénévoles qui les secondent sont destinées à financer, outre nos frais de fonctionnement et d’envoi du Beffroi, une bonne partie de vos sorties amicalistes sans qu’il soit nécessaire d’augmenter vos cotisations.

Un grand merci à tous ceux qui y contribuent !

Jean-Marie DUMARQUEZ

Votre polar de l’été 2011

clip_image002Les Seigneurs d’Amaurysortent à peine des presses de l’imprimeur, à peu de chose près dans les délais prévus. Les exemplaires commandés par l’Amicale me seront livrés le 9 juin prochain et la mise dans les bacs des libraires sera effectuée le 15 juin, soit avec deux petites semaines de retard.

Quelques-uns d’entre vous ont déjà réservé quelques heures de détente estivale avec Les Seigneurs d’Amaury. J’espère que vous serez nombreux à vous accorder ce même plaisir.

Je vous confirme n’avoir pratiquement aucune latitude pour vous proposer une ristourne intéressante sur le prix de vente fixé à 22,00 € sans risquer les foudres de la corporation des libraires. Les seules possibilités légales de remise à l’occasion du lancement d’un livre sont de 5% pour une vente à un particulier et de 9% pour une vente à une association, sous réserve d’abandon des droits d’auteur. Votre Amicale encaissera ainsi un « petit » bénéfice de 1,00 € pour chaque exemplaire dont vous vous serez porté acquéreurs.

J’espère de tout cœur que la lecture de mon roman, Les Seigneurs d’Amaury, vous procurera autant de plaisir que j’en ai pris à l’écrire.

Jean-Marie DUMARQUEZ

La ch’tite braderie samedi 18 et dimanche 19 juin 2011

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L’ASSOCIATION P.O.T.ES (Promouvoir et Organiser le Téléthon Essentiellement)

LE CENTRE D’ANIMATION DE LALANDE

L’AMICALE DES GARS DU NORD

organisent

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samedi de 10 h à 1 h du matin

dimanche de 7 h à 19 h

devant notre siège social,

place Riché,

239, avenue de Fronton,

31200 TOULOUSE

Restauration et buvette sur place

AVEC MOULES FRITES LE DIMANCHE

SUR RESERVATION

Merci de vous inscrire avant le 10 juin.

Nous participerons cette année encore à cette manifestation initiée par l’association POTES en partenariat avec le Centre d’Animation Lalande, de façon à y apporter une petite touche nordiste. Cet événement prend chaque année un peu plus d’ampleur, à tel point que la circulation sur l’avenue de Fronton sera détournée à cette occasion.

C’est pour nous l’opportunité de nous rapprocher des associations avec lesquelles nous partageons notre siège social et, avec votre participation massive, de donner à cette manifestation des airs de « Braderie de Lille » avec ses monceaux de coquilles de moules vides entassés devant les estaminets.

ATTENTION : les festivités durent deux jours.

– samedi : exposition d’artisanat d’art, animations diverses des associations du Centre Lalande, repas de quartier le soir suivi d’un bal.

– dimanche : vide-grenier avec moules-frites à midi.

Le prix de l’emplacement vide-grenier est fixé à 15,00 € (pour 5 mètres linéaires), celui du moules-frites à 10,00 € (comprenant une bière). Les exposants inscrits recevront, avant la manifestation, une confirmation portant mention du numéro de leur emplacement.

Il n’y a, bien évidemment, aucune obligation de réserver un emplacement sur le vide-grenier. On peut très bien passer une excellente journée sur le site rien qu’en découvrant les 150 stands « marchands » prévus et y réaliser, à l’occasion, de bonnes affaires, ou profiter des animations proposées en s’arrêtant à la buvette pour hydrater les gosiers desséchés et, à midi, déguster un bon moules-frites préparé par nos soins, ou encore effectuer quelques pas de danse le samedi soir.

Les Gars du Nord tiendront la buvette pendant ces deux journées, en espérant alimenter la trésorerie de l’Amicale. Si les bénéfices sont conséquents, nous ferons un don à l’association POTES au bénéfice du TELETHON. Toutes les bonnes volontés pour nous donner un coup de main dans cette entreprise seront accueillies chaleureusement.

Nous comptons sur votre présence !

La cuisine de chez nous : La tartiflette à la bière d’Orval

Notre ami Pierrot CANCEL est un grand chef qui se révèle dans la simplicité grandiose de ses recettes. C’est un homme de terroir, qui a le sens du vrai et du partage.

Gageons qu’il saura nous transmettre d’autres preuves de ses talents culinaires après la délicieuse préparation qu’il nous propose aujourd’hui :

LA TARTIFLETTE A LA BIERE D’ORVAL

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Temps total : 1 heure Préparation : 25 minutes

Cuisson : 35 minutes Température de cuisson : 220°C.

Difficulté : Très facile

Ingrédients (pour 4 personnes) :

– 800 g de pommes de terre.

– 1 reblochon fermier.

– 20 cl de crème fraîche.

– 1 oignon, ail, ciboulette.

– sel, poivre.

– 1 pack de 6 Orval.

– 1 femme.

Préparation :

* Rassembler la femme, les ustensiles et les ingrédients dans la cuisine et fermer la porte (pour éviter les odeurs de cuisson dans la maison).

* S’asseoir tranquillement dans le salon devant la télévision avec les six bouteilles d’Orval.

* Boire de la bière pendant une heure…

* Demander ensuite à être servi !

C’est un régal et ça ne demande pratiquement pas d’effort…

Bon appétit !

Nota : la Rédaction du Beffroi n’est pas habilitée à recevoir les plaintes des ligues féministes.

Le genièvre

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Le genièvre est un alcool de céréales (orge, blé, seigle, avoine) fermenté puis distillé dans un alambic garni de graines de genévrier (arbuste à baies violettes). Les baies de genièvre sont récoltées en octobre. On ne compte que quelques kilos de baies pour six tonnes de céréales. Elles ne sont employées que pour leur parfum. La fabrication du genièvre est proche de celle du Whisky. Le genièvre contient 49 % d’alcool. Il apparaît dans les années 1770, aux environs de Dunkerque. La consommation de genièvre en Artois et en Flandre a crû jusqu’au début du XXème siècle. Autrefois boisson de l’ouvrier, le genièvre est devenu un produit haut de gamme. Seules trois distilleries le fabriquent encore, dont deux sont localisées dans la métropole lilloise.

Le football nordiste

Cette année footballistique a vu, une fois de plus, sur vingt équipes de ligue 1, trois clubs nordistes, ce qui démontre la popularité de ce sport dans notre région.

Mais au moment où j’écris ces lignes, le RC LENS, 19ème, est quasiment condamné à la ligue 2, alors que le club de VALENCIENNES semble emprunter la même voie de garage.

Par contre, le LILLE Olympique Sporting Club (LOSC) caracole à la première place et, à trois journées de la fin de la saison, rien ne semble pouvoir l’arrêter !

Le LOSC ne dégage pas la même chaleur que son rival lensois, dont les supporters entonnent régulièrement la chanson de Pierre Bachelet, « les corons », à la mi-temps de chaque match.

Jacques Verhaeghe, historien du football nordiste est l’auteur de l’ouvrage « le football en Nord-Pas-de-Calais, 1892-2007 ». Il explique que LENS est un club populaire du bassin minier alors que le LOSC est plus bourgeois. A LENS, le football est l’activité principale, alors que LILLE est une grande métropole qui existe aussi par son opéra et ses universités.

clip_image002Depuis 2007, à 10 kilomètres de LILLE, le LOSC bénéficie d’un « lieu de vie », comme les grands clubs européens, le domaine de Luchin qui regroupe le siège, le centre de formation et le centre d’entraînement, dans un parc de 43 hectares.

En 2012, les Lillois délaisseront le vétuste Stadium Nord pour rejoindre le grand stade Lille Métropole qui contiendra plus de 50 000 spectateurs.

LILLE est devenu le Grand club du Nord-Pas-de-Calais et ambitionne la première place de la ligue 1.

Lors d’un voyage au Sénégal, Martine Aubry n’a pas été interrogée sur sa possible candidature à l’élection présidentielle, mais sur les performances du Sénégalais Moussa Sow, buteur du LOSC !

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clip_image006Une toiture amovible

Le Grand Stade Lille Métropole sera doté d’un toit mobile composé de quatre éléments indépendants de 80 mètres sur 35 mètres chacun. Trente minutes suffisent pour l’ouverture ou la fermeture totale de l’aire de jeu.

En phase d’ouverture, les éléments se positionnent selon une configuration « gigogne » supportés par deux mégas poutres de 180 mètres de longueur. Cette toiture située à plus de 31 mètres au-dessus de la pelouse, possède une triple fonction : protection contre les intempéries, occultation totale de l’intérieur du stade et réduction du niveau sonore vis-à-vis de l’extérieur, notamment lors des concerts. Côté chiffres, près de 7 400 tonnes d’acier seront nécessaires pour la charpente fixe, soit 100 tonnes de plus que pour la Tour Eiffel.

Une Boîte à Spectacles

clip_image008La moitié nord de la pelouse est conçue pour se soulever et glisser au-dessus de la moitié sud, mettant à jour une « Boîte à spectacles ». Cette dernière possèdera des gradins situés sous la pelouse. Elle permet l’organisation d’événements de 5 300 à 29 500 places, pour accueillir dans les meilleures conditions tous les sports en salle : basket-ball, handball, volley-ball, tennis, natation… et des concerts ainsi que des spectacles vivants. La « Boîte à spectacles » sera isolée du reste du stade par un immense rideau permettant de fermer l’aréna sur la ligne médiane du terrain et favorisant ainsi un esprit de convivialité et de festivité. Un tel équipement « gigogne » est unique en son genre en Europe.

FOOTBALL : REFLEXION SUR L’AFFAIRE DES QUOTAS

Vous participez à une réunion et, au cours de la discussion, enflammé par le sujet, vous vous laissez aller à exprimer des propos qui dépassent même votre pensée, que vous regrettez aussitôt.

Las ! Un participant mal intentionné, un rat, à l’affût, guettant sa proie, a tout enregistré, filmé peut-être, avec ces saletés de petites machines qui font tout sauf le café.

C’est ce qui s’est passé avec les hauts responsables de notre football.

Je considère que, dans cette affaire, les responsables du football dont Monsieur BLANC, n’ont pas à se reprocher de s’être exprimés dans une sphère privée. Par contre, la personne qui participait et qui, apparemment n’a pas émis son opinion mais s’est contenté d’enregistrer « courageusement » ces propos afin de les rendre publics par l’intermédiaire de Médiapart, cette personne dis-je, et Médiapart, m’inspirent des sentiments nauséabonds.

Des sentiments de crainte aussi, car dans nos différents cadres de vie, nous ne sommes pas à l’abri d’un enregistrement volé par un anonyme peu scrupuleux. Personne n’est à l’abri de rumeurs, de vengeances ou de calomnies.

(Heureusement, ce n’est pas possible à l’Amicale des Gars du Nord !)

Jean-Paul HUART

Editorial (beffroi juin 2011)

JOLI MOIS DE MAI…

Reçu par mail, fin mai :

Nous vivons une époque vraiment merveilleuse. Avez-vous remarqué que nous venons de vivre un mois formidable ? Un véritable conte de fée…

……….- le méchant a été tué,

……….- le prince s’est marié,

……….- Blanche Neige est enceinte d’un nain,

……….- et Gargamel est en prison !

Si ce mail m’a fait rire (jaune), il n’engendre pas vraiment la joie.

L’événement le plus important et dont on a peut-être le moins parlé, c’est la mort de Ben Laden, sans doute parce qu’on a balancé sa dépouille à la mer presque en catimini. Au moins ne pourra-t-on pas reprocher aux américains d’avoir traité leur ennemi mort sans respecter ses croyances. De source sûre, ils l’auraient jeté à l’eau tourné vers La Mecque (en espérant que les vagues et les courants n’étaient pas trop contraires) en scandant : « Hallah une, Hallah deux et Hallah trois ! »…

Plus sérieusement, l’absence d’images semble avoir tari le sujet à sa source. Un procès pour crime contre l’humanité, tel celui de Nüremberg en son temps, eut sans doute été plus judicieux que cette exécution à la sauvette qui a un goût de vendetta.

En ce qui concerne le mariage du prince William, la grossesse de la Première Dame de France et les aventures hôtelières du Président du FMI, vous remarquerez que ces sujets à sensation concernent essentiellement le sexe et que plus ces sujets sont scabreux, plus on en parle dans les médias. Avec DSK on atteint des sommets si l’on considère que jamais, dans l’histoire de la presse, un événement n’avait déclenché une telle débauche d’heures d’antenne à la télévision et à la radio, ni gâché autant d’encre et de papier dans les journaux, ni généré tant de trafic sur internet. Curieusement, le 11 septembre 2001 avait engendré moins de déchaînement médiatique que l’affaire DSK.

Le débat est aujourd’hui descendu dans la rue. Pour les uns, DSK est un criminel qui n’en est pas à son coup d’essai (si je peux me permettre), pour les autres, il est victime d’un coup monté (au sens propre comme au sens figuré, si je peux me re-permettre). Et les thèses s’affrontent, parfois avec violence, accusant l’innocent ou graciant le criminel, avec une légèreté qui frise l’indécence.

Tout ce que nous pouvons dire d’une affaire dont nous ne savons rien se résume à ceci : si les faits reprochés à DSK sont avérés, c’est déplorable, s’ils ne le sont pas, c’est tout aussi déplorable.

Pour l’heure, seuls les medias sont condamnables en nous entraînant sur des chemins incertains pour nous vendre du graveleux, du sordide.

Le mois de mai qui s’achève est d’une autre nature : c’est le mois du muguet, de la nature pleinement réveillée, de la sève montant dans les bourgeons, de la gent féminine espiègle dévoilant petit à petit ses charmes à l’approche de l’été, de la douceur printanière qui porte aux sens…

Je n’en dirai pas plus. Par les temps qui courent, mieux vaut parfois savoir se taire…

Jean-Marie DUMARQUEZ

La chute

clip_image002Nous vous l’avions appris en son temps, notre amie Agathe LESAGE a connu quelques désagréments avec un escabeau particulièrement maladroit, cause d’un séjour à l’hôpital pour une opération suivie de quelques mois de rééducation.

Elle nous conte aujourd’hui sa mésaventure par le menu avec son humour habituel, peut-être une façon d’exorciser des moments douloureux lourds de conséquences.

LA CHUTE

Objet: chute d’escabeau

Date: 28/02/11

Heure: 11 h 40

Lieu: Boussens : rénovation peinture d’un local technique EDF (premier jour des travaux)

Climat: 10 cm de neige, mais…

…le danger n’était pas dehors sous la neige…

Mon âme a dû flotter quelques instants au-dessus de mon corps : je me vois clairement étalée au sol entre les pieds de l’escabeau duquel je suis tombée. Puis très vite un long et sinistre hurlement : Aaahhhhh ! Je reprends ma respiration, j’halète trois fois rapidement, je regarde tout autour de moi pour vérifier où je suis, et je réitère mon cri aussi intensément. Horreur : je comprends que je suis tombée de l’escabeau et que j’ai très mal : au coude, à la jambe, c’est tout ? Ouf ! Je peux bouger les pieds, les doigts.

Paniqué à l’entente de la chute et des cris, mon collègue, qui était allé chercher un autre escabeau, arrache littéralement une clinche et me retrouve en miettes étendue au sol. Un technicien EDF est déjà en relation avec le SAMU.

Curieusement, je me sens très sereine et très lucide (mais le suis-je réellement ?) malgré la douleur. L’employé EDF veut retirer l’escabeau mais je m’y oppose : les pompiers ou le SAMU s’en chargeront … quand ils arriveront. Ah ! J’entends une sirène ! « Non, c’est la gendarmerie qui passe à toute allure  », me dit-on. A ce moment, j’expérimente la théorie de l’interminable attente de l’ambulance.

J’ai mal. Alors je me remémore les quelques cours de sophrologie de préparation à la naissance : le secret est dans la respiration et dans la visualisation. Mais surtout il faut tenir jusqu’à l’arrivée du SAMU.

Il ne s’est passé que quelques minutes depuis ma chute quand tout à coup mon téléphone sonne. J’ai mon téléphone sur moi et j’arrive à l’extraire de ma poche : c’est Fred ! Je décroche. S’ensuit une discussion courte mais quelque peu surréaliste :

— Allô, c’est moi. Ça va ? me demande-t-il.

— Euh, oui, ça va. Je suis tombée.

— Et ça va ?

— Oui, qu’est-ce qu’il se passe ? réponds-je, légèrement énervée.

— Ben, je suis chez Aubert (magasin d’articles de puériculture). J’ai acheté un Baby-Cook et je voulais savoir s’il fallait des recharges pour la poubelle à couches. Tu sais s’il en reste ?

— ??!??…J’en sais rien (je fais un effort intense de concentration et de visualisation pour déterminer la quantité restante de recharges). Euh…

— J’en prends ou pas ?

— Oui, oui, prends-en. Je ne sais pas s’il en reste.

— Bon, mais tu es sûre que ça va ?

— Oui, oui, bon je te laisse, j’attends le SAMU. »

… Et je raccroche en laissant en suspend toutes ses interrogations et inquiétudes. Je ne voulais pas l’inquiéter mais je crois que j’ai fait pire que mieux… Le souci est qu’après la conversation le SAMU arrive. On met mon téléphone avec mes autres affaires, j’entends sonner mille fois mais je ne peux pas répondre : le pauvre ! Mais maintenant je suis totalement prise en charge et la tension retombe. On me palpe, on me parle, il y a cinq soignants autour de moi : je me sens sécurisée par leur professionnalisme. En même temps, je suis assaillie par une série de questions :

— Vous pouvez me donner votre nom et votre prénom ? »

Oui ! Ça je peux. Que je suis bête, je ne m’étais pas posé la question !

— Vous pouvez me donner votre adresse ?

La première qui me vient est celle de mes parents, mais je me reprends ! Ouf !

— Comment êtes-vous tombée ? Vous avez perdu connaissance ?

— Je ne me souviens pas de la chute, je ne sais pas si j’ai perdu connaissance, je me souviens juste que je voulais descendre, puis j’ai crié.

— Sur une échelle de un à dix, où situez-vous votre douleur ? »

— Huit-neuf, par là…

— Où avez-vous mal ?

— Partout ! Ça marche comme réponse ? Le coude droit, le genou droit. Bref, tout le côté droit !

Le choc : on me protège le cou avec une minerve… Une vague d’angoisse pointe son nez, mais je reste confiante. Les soignants le sont, alors : « Fais confiance, Agathe ! » Comme ils ont du mal à atteler mon bras, j’ai l’impression que le temps est suspendu, que ça fait des heures que je suis étalée. On ne peut pas rembobiner la cassette et revenir au moment où je décide de descendre de cet escabeau ???

Maintenant, j’entends dire : « Il y a un déplacement sous le poignet ». J’ai l’impression de m’enfoncer un peu plus dans le sol. « On ne peut pas mieux caler votre bras vu sa position, alors on va vous transporter comme ça. » Ai-je le choix ? D’ailleurs on ne me le laisse pas. J’ai envie de dire : je n’ai pas droit à un calmant ? Un peu de morphine par exemple ? Mais je n’ose pas. Alors, je reprends ma sophrologie, et puis, l’équipe des soignants est souriante et rigolote : j’arrive même à rire à leurs blagues !

En parlant de sophrologie, est-ce que l’accouchement a été aussi douloureux ? Je crois que tout « traumatisme » – la douleur, le souvenir d’une chute, d’un accident – se retire dans les oubliettes de la mémoire, comme pour mieux accepter ce qui nous arrive.

— On vous emmène à Saint-Gaudens ou à Toulouse ?

— Toulouse

— Rangueil ou Purpan ?

Réfléchis Agathe, réfléchis ! On a déjà eu cette conversation. Qu’est-ce-qu’ il faut dire ! Je vais encore donner la mauvaise réponse ! Tant pis ! :

— Purpan ! (pour la facilité d’accès…)

En état de choc, on pense à des choses bêtes : je me demande si j’aurais droit à un petit coup de sirène…

Le transport, où plutôt les soubresauts causés par le transport envoient des décharges dans le coude, même si la soignante me le soutient du mieux qu’elle peut. Je fixe le plafond, je respire, les soignants font un peu d’humour. Je n’ai aucune idée de la vitesse, ni de l’heure.

J’entends mon téléphone sonner sans cesse : ce doit être Fred ! Le pauvre, il doit être inquiet ! Mais là je ne peux pas lui répondre ! J’ai su après coup qu’il a galéré pour me trouver : il a appelé les hôpitaux, les pompiers, le SAMU, mais comme je ne suis arrivée à l’hôpital que 3 heures après ma chute, il a passé des appels en boucle, jusqu’à mon « inscription » aux urgences.

A partir du péage de Muret, la route est davantage cabossée : la rocade de Toulouse est incommodante  pour un coude en miettes ! Ouf ! J’ai droit à « mon » coup de sirène : je m’en réjouis !

J’attends un peu avant d’être prise en charge par les urgences. Tous les soignants du SAMU restent avec moi, ils blaguent. Puis on me met sur un autre brancard… aïe, aïe, aïe… Et là, une autre série de questions. L’infirmière doit me couper mon tee-shirt (un tee-shirt de chantier, plein de taches de peinture et sans aucune valeur). Elle s’excuse et se fait son film : « Je suis désolée, je vais devoir couper votre tee-shirt. Oh ! Mais c’est quoi les ailes bleues ? (l’inscription sur ce tee-shirt est un slogan publicitaire pour les cigarettes ’les gauloises’) C’est le nom d’un festival certainement. Quel dommage de le couper ! »

Ensuite tout s’enchaîne : on n’arrive pas à me poser la voie veineuse, on fait l’inventaire de mon petit sac car tout doit être noté : « vous avez 3 euros dans votre porte-monnaie ». J’en suis heureuse, mais qu’en ferais-je ? On réussit enfin à me poser la voie veineuse : ça y est, je peux avoir de la morphine ! Après m’avoir enlevé la minerve, on m’ôte mon ras-de-cou. J’espère qu’on ne va pas me le voler ! Puis on me met dans une chambre en attendant de passer les radios.

Après toute cette agitation, je me retrouve seule. Fred apparaît à la porte ! Je ne suis pas si étonnée de le voir, (la morphine m’a transportée dans un état de plénitude extrême et… inconnu) il a l’air dépité, angoissé, déboussolé ! L’aide-soignante confie à Fred tous mes biens réunis dans un gros sac plastique scellé. Puis nous attendons que je passe les radios. Les fractures enfin révélées – non sans quelques difficultés et douleurs –, nous en savons plus. On m’annonce une imminente opération car le coude est cassé en plusieurs endroits, ainsi que le poignet, et, pour le genou, il y a une grave entorse avec une fissure. Je plane tellement que Fred pense que j’ai un subi un choc au cerveau. En effet, je n’ai rien retenu de ce que m’a dit le médecin sur les suites à venir. Alors on m’envoie un deuxième médecin pour me réexpliquer ce qu’il va se passer dans les minutes qui suivent : « On va vous opérer le coude et le poignet, en mettant des plaques et des vis. Mais vu que pour le coude il y aura une opération très complexe, le chirurgien réfléchit à la meilleure technique pour ma situation. Alors, soit ce soir il vous opère uniquement le poignet, et demain le coude, soit s’il trouve une solution avant ce soir, il vous opère les deux ce soir. »

Et me voilà partie pour le bloc, pour finalement une heure d’opération pour le poignet et deux heures d’opération pour le coude. Je récolte trois belles cicatrices pour un seul bras !

Puis s’ensuit le passage au service de traumatologie, et enfin le retour à la maison avec son lot de pansements, de séances de kinésithérapie, de choses impossibles à exécuter (Porter Paul, le changer, ouvrir boîtes et bouteilles, écrire – Eh oui ! Je suis droitière –) et quelques mois de repos.

Après cette satanée chute, reste l’espoir de récupérer l’intégralité de l’usage de mon bras (et de mon genou) !

Et on m’a bien prévenue : désormais, je vais forcément sonner au contrôle dans les aéroports…

Agathe LESAGE

Notre amie Agathe nous a confié qu’elle s’entraînait actuellement pour une nouvelle cascade depuis la grande échelle des pompiers, avec double salto arrière vrillé en épaulé jeté et réception sur l’index de la main gauche…

Euh… Agathe… Fais gaffe quand même !

Le rallye-promenade 2011

L’an dernier, le bureau de l’Amicale avait décidé de « zapper » le rallye, craignant la lassitude des Amicalistes. Grossière erreur ! Nous en avons eu la preuve avec cette dernière édition attendue, semblait-il, avec une certaine impatience et où nous avons pu voir des Amicalistes qui n’avaient jamais osé concourir se lancer à corps perdu dans la bataille…

Le rallye-promenade 2011

Cette édition 2011 rassemblait une cinquantaine de Gars du Nord motivés et pressés d’en découdre dans le petit matin frileux qui laissait toutefois présager une belle journée ensoleillée. Plaisance-du-Touch était le point de départ d’un périple de moins de trente kilomètres mais ô combien riche en péripéties et rebondissements divers. La goutte ed’jus rapidement avalée, les équipages se lançaient sur les trimards de l’ouest toulousain pour une arrivée au cœur de la forêt de Bouconne.

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Nul concurrent n’a songé à prendre des photos pendant la compétition, bien trop occupé par son road-book. Seul les G.O. ont fixé pour la postérité quelques images mémorables lors de l’épreuve qui consistait à débusquer une bête méchante et venimeuse dissimulée dans une caisse de sable présentée par l’ami Gégé affublé d’un protège-visage en plexiglass (eun’ conn’rie parelle, i fallot y pincher !).

Pour ce faire, les concurrents étaient affublés de gants de chantier (pour éviter piqûres et morsures) et de lunettes de protection (contre les jets de venin). Dans le sable, les plus courageux ont trouvé un blaireau, non pas le mammifère, mais l’accessoire de rasage qui, comme chacun sait, est une bête particulièrement malfaisante… Ou nos G.O. étaient très fatigués, ou ils avaient fumé la moquette…

Pris en photo avant l’action, les concurrents ont l’air particulièrement intelligent après la mise en condition (photo ci-contre)…

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Le Cassoulet du restaurant Le Râtelier était divin et de nature à nous remettre des émotions de la matinée. Puis il fallut passer aux choses sérieuses : établir le classement et remettre la coupe aux gagnants de l’édition 2011, Sabrina Hannebique et Julien Codron, Jocelyne et Jean-Marie Dumarquez, un équipage qui a également remporté, avec cette première place devant la famille Crouzet, le droit d’organiser l’édition 2012 de notre rallye.

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Un grand merci à nos G.O. Yolande et Gérard GRUYEZ et Monique et Jean-Paul HUART pour l’organisation de cette magnifique journée. Merci également à notre sponsor, Optique 2000 par l’intermédiaire de Frédéric VILLEGER, fournisseur des accessoires de la « chasse au fauve dans la caisse de sable » et de l’essentiel des lots qui ont récompensé les concurrents. Et enfin, merci à vous tous qui avez participé en apportant votre bonne humeur et votre convivialité pour faire de cette édition 2011 du rallye de l’Amicale des Gars du Nord une pleine réussite.

Photos Jocelyne DUMARQUEZ et Christian LEIGNEL Jean-Marie DUMARQUEZ