La cuisine de chez nous : Bœuf braisé à la bière

 

Notre ami Jean-Paul HUART aurait-il des talents cachés de cuisinier ? Nous le connaissions consommateur éclairé sachant apprécier les plaisirs de la bouche, mais pas toqué ! (par « toqué », comprenez : « coiffé de la toque d’un chef », merci pour lui…)

Toujours est-il qu’il nous propose aujourd’hui une recette de saison, puisqu’aromatisée à la bière de Noël…

BŒUF BRAISE A LA BIERE

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Ingrédients (pour 4 personnes) :

2 kg de bœuf à braiser (jarret, veine grasse, premier talon, macreuse, jumeau…), 250 gr de carottes, 1 branche de céleri, 200 gr de lard salé, 2 cuillères à soupe d’huile d’olive, 1 oignon, 2 gousses d’ail, 3 à 4 cuillères à soupe de farine, 2 cuillères à soupe de concentré de tomate, 1 cuillère à soupe de cassonade (ou de sucre en poudre), 75 cl de bière de garde (type Jenlain), sel et poivre du moulin.

Préparation :

– Couper la viande en gros dés de 5 à 6 cm de côté.

– Peler et émincer l’oignon.

– Laver, peler et couper les carottes en brunoise (petits dés de 5 mm de côté).

– Peler et dégermer les gousses d’ail (ou utiliser de l’ail confit).

– Laver et détailler la branche de céleri en brunoise.

– Couper le lard en lardons de 2 cm de long sur 5 mm de côté.

– Dans une cocotte, faites revenir les oignons et le lard dans l’huile d’olive pendant 1 à 2 minutes.

– Ajouter la viande. Saupoudrer avec la cassonade et faite dorer pendant 5 à 6 mn en remuant.

– Poivrer et saler.

– Ajouter les carottes et le céleri et faite suer pendant 5 mn en remuant.

– Ajouter la farine.

– Mélanger pour bien enrober les morceaux de viande.

– Mouiller avec la bière.

– Laisser mijoter à couvert pendant 2 heures en remuant de temps en temps. Rectifier l’assaisonnement en sel.

Présenter dans la cocotte. Servir sur assiette chaude avec des pommes de terre vapeur ou des pâtes.

Bon appétit !

Cafougnette (beffroi novembre 2011)

Le petit Cafougnette discute avec un copain dans la cour de l’école.

— T’as d’mindé quoi, ti, à ch’Père Noël ?

— Mi, j’ai d’mindé un train électrique, et ti ?

— Mi, j’ai d’mindé des Tampax !

— Quo qu’ch’est cha ?

— Jeun’sais nin ! Mais avec, té peux faire du vélo, du bidet, de l’gym et pis nager à l’piscine…

***

Cafougnette s’est perdu dans les bois. Il aperçoit une petite cabane et va frapper à la porte :

— Y’a quéqu’un ?

— Ouais ! répond une voix d’enfant.

— Tin père i est là ?

— Nan ! I est parti y’a un quart d’heure !

— Et t’mère, all’est là ?

— Nan, all’est partie d’ichi au momint qu’j’arrivos !

— Mais que famille ! O’n’êtes jamais insempe, alors ?

— Nan ! Ichi, ch’est chés cabinets !

***

Madame Cafougnette vient d’avoir son permis. Elle s’engage à contre-sens sur l’autoroute.

— Mais i sont maboules ed’rouler si vite ! Et i n’savent té pon rouler à droite, binde ed-niqu’doules !

Finalement, elle se fait intercepter par la police.

— Ej’m’in doutos qu’j’allos vous vir ! I m’faijottent tertous des appels ed’phares !

***

Brèves de volant (beffroi novembre 2011)

 

clip_image002(racontées par un policier : c’est du vécu rapporté par notre ami Jean-Paul HUART)

— Monsieur, vous venez de brûler deux feux rouges !

— Bah, ils étaient orange sanguine, oui !

***

Pendant son contrôle, un homme sort de sa voiture, s’éloigne de quelques mètres et revient nous dire à propos du feu rouge, qu’il vient de griller : « Je le découvre… »

***

clip_image004L’excuse d’un homme qui vient de brûler un feu : « Je décongestionne la circu-lation ! »

***

Une femme que le motard va verbaliser pour un feu rouge, sort de son véhicule et nous dit : « Messieurs, soyez négligents avec moi ». Indulgents, voulait-elle dire.

***

clip_image005Un homme d’un certain âge, en costume, au volant d’une voiture de sport, circule à vive allure, de nuit, en agglomération. Il est contrôlé, tous ses papiers sont en règle. Nous les lui rendons en l’invitant à lever un peu le pied. L’homme recule d’un pas, s’immobilise et lève son pied en nous regardant, étonné…

Un moules-frites à la taverne de maître Kanter

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Le 4 décembre dernier, nous nous retrouvions sur les Champs-Elysées toulousains pour partager un moules-frites traditionnel, une sortie initiée par nos amis Yolande et Gérard GRUYEZ. Peu de choses à dire sur ce grand classique de nos rencontres, si ce n’est d’observer, sur les photos de Monique HUART et de Julien CODRON, le plaisir manifeste que prennent les Gars du Nord à se retrouver autour d’une bonne table…

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La poésie d’un moules-frites échappe au commun…

Seuls de vrais Gars du Nord peuvent en apprécier le charme et la beauté…

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Tel père, tel fils !

Chez nous, l’éducation des enfants commence très tôt et l’exemple du père est primordial.

Le petit Paul est sur la bonne voie : les moules et les frites ravissent déjà ses papilles gustatives et, à la façon dont il lorgne sur la bière, on subodore qu’il ne tardera pas à faire sien le divin breuvage…

« La valeur n’attend pas le nombre des années » : un bon demi non plus !

Jean-Marie DUMARQUEZ

Soirée information croisière amicaliste

Une réunion réservée à nos Amicalistes se tiendra le mercredi 23 novembre 2011 à 19 heures à l’ancienne salle de cinéma de Lalande (impasse entre le Bar des Sports et La Maison de Justice et du Droit, 217, avenue de Fronton, 31200 Toulouse) pour une séance d’information sur notre croisière en Méditerranée d’octobre 2012, avec le concours du voyagiste que nous avons chargé de l’organiser. 

Un film documentaire vous sera présenté à cette occasion et il sera répondu à toutes vos questions.
Pour tous renseignements complémentaires, vous pouvez contacter Monique HUART au 05 61 72 53 58 ou lui adresser un mail :  monique.huart@wanadoo.fr .

Assemblée Générale

dimanche 22 janvier 2012

Vous recevrez, comme l’exigent nos statuts, votre invitation à participer à cette assemblée générale par courrier postal avant la fin de l’année 2011. Vous y trouverez toutes les précisions utiles ainsi que les modalités de participation.

Nous avons retenu, pour cet événement marquant de la vie de notre association, le restaurant LE RÂTELIER, au cœur de la forêt de Bouconne, un établissement qui ne vous
est pas étranger puisque nous y avons dégusté un fabuleux cassoulet à l’occasion de notre dernier rallye. N’oubliez pas d’annoter vos agendas ! Nous vous attendons nombreux.

Le vieux Lille

 

clip_image002Origine : c’est un fromage artisanal, également connu sous le nom de « Puant de Lille », ou « Gris de Lille ».

En 1960, Nikita Kroutchev, ancien maître du Kremlin, découvrit ce fromage lors de sa venue à Lille. Il l’apprécia à tel point qu’il s’en fit livrer en URSS. Il bénéficie depuis quelques années, d’un classement en Label Régional.

Famille : le Vieux Lille est un fromage à pâte molle à croûte lavée.

Fabrication : c’est une pâte de Maroilles. Salé deux fois, sans croûte, de couleur grisâtre à odeur légèrement ammoniacale, son goût est plus prononcé, plus salé et un peu piquant. Sa pâte est souple, sans trou. L’affinage du Gris de Lille, connu autrefois, sous le nom de “Maroilles gris”, est plus long que celui de son cousin : il dure 5 ou 6 mois.

Dégustation : il peut accompagner une salade et reste à l’aise dans toutes les utilisations réservées aux fromages forts. Un bon verre de vin ou une bière du pays se marie à merveille avec lui.

La bière de Noël

 

Ce n’est un secret pour personne : notre ami Jean-Paul HUART est un vrai Gars de Nord, et il ne peut s’en défendre ! Il nous en administre aujourd’hui encore, peut-être « à l’insu de son plein gré », une nouvelle preuve : quand ils nous encourage à nous intéresser à Toulouse, notre ville d’adoption, c’est, bien évidemment, avec une chope de bière (du Nord ) à la main…

clip_image002_thumb[1]Beaucoup d’entre nous sont originaires du Nord de la France. Est-ce une raison pour ne pas s’intéresser à notre ville, à notre région d’adoption ? A ce propos, connaissez-vous celui qui a donné son nom à…

Autrefois, les brasseurs, pressés de stocker leurs nouvelles récoltes d’orge et de houblon, se dépêchaient de brasser ce qui restait des anciennes. Ce reliquat donnait une bière aux saveurs et vertus originales, particulièrement aromatique et riche en matières premières.

La bière changeait d’une année sur l’autre, selon les récoltes et l’inspiration du brasseur qui mélangeait malts, épices, écorce d’orange, coriandre, cardamome ou cannelle…

On en fit une bière de fête, donc de partage… la bière de Noël !

clip_image006_thumbUnique, produite en quantité réduite, elle était offerte en cadeau par le brasseur à ses employés et ses clients.

clip_image008_thumbCette tradition est toujours à l’honneur dans les brasseries, malgré la disparition des contraintes de conservation et de transport.

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Elle titre en moyenne 6°, s’apprécie fraîche évidemment (de 4 à 6 °), se marie à toutes sortes de plats, foie gras, gibier, viande en sauce, poisson fumé, même le chocolat ou un dessert caramélisé.

Elle peut aussi rentrer dans la composition d’une recette, comme celle du bœuf braisé à la bière, que vous trouverez sous la rubrique « cuisine » du présent numéro de votre Beffroi.

Jean-Paul HUART

La piscine Nakache

Elle est située sur le boulevard Riquet qui longe le canal du Midi, à deux pas des allées Jean Jaurès. Elle porte le nom d’Alfred Nakache, un champion français de natation.

Le 7 juillet 1941, il bat le record du monde du 100 mètres brasse. Professeur de gymnastique dans un prestigieux lycée à Paris, il doit quitter son poste quelques semaines après son record du monde, car il est juif. En zone occupée, il est interdit d’occuper un emploi public pour les juifs. Il a longtemps pensé que son statut de vedette le préserverait, mais, héros de la France de Vichy à la suite de son exploit, sa situation s’est dégradée petit à petit. Il est sifflé, conspué et se fait traiter de sale juif.

En décembre 1943, il est arrêté et déporté avec sa femme et sa fille à Auschwitz, où il arrive le 23 janvier 1944. Pendant le sinistre tri sur le quai d’arrivée, un officier SS le reconnaît et lui indique le côté gauche, celui des hommes valides qui ont le droit de survivre. Sa femme et sa fille sont dirigées vers le côté droit, celui dont on ne revient pas.

clip_image004Il résiste aux mauvais traitements. Un jour, il est humilié par ses gardiens qui l’obligent à aller rechercher avec les dents un poignard qu’ils ont jeté au fond de la piscine.

En janvier 1945, l’armée rouge approche et le camp est évacué. Alfred Nakache participe à la marche de la mort qui mène les survivants des camps d’extermination vers ceux d’internement.

Il se retrouve à Buchenwald et il est libéré en avril.

Il revient à Toulouse, reprend l’entraînement et retrouve son titre de champion de France à l’automne 1945, lors des premiers championnats d’après guerre.

En août 1946, il bat un record du monde de relais avec ses camarades du club toulousain et participe aux jeux olympiques de 1948.

Cela paraissait incroyable après tout ce qu’il avait subi, mais comme la plupart de ses contemporains, Nakache avait été un otage pris dans le nœud coulant de son époque.

Il est mort le 4 août 1983.

Jean-Paul HUART